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Che fai Tù? - Les KAPSBER’girls

Che fai Tù? - Les KAPSBER’girls

  • Sam. 19 juin de 20 h à 21 h 15
  • église Saint Théodore - Marseille

Che fai Tù ? Que fais-tu, Johann Hieronymus Kapsberger, né à Venise d’un père allemand, colonel au service de l’empereur d’Autriche ? Tu pars à Rome vers 1605, rentres au service du Cardinal Barberini, et deviens l’un des luthistes et théorbistes les plus célèbres de ton temps. Tu te prénommes alors Giovanni Girolamo, et l’on te surnomme « Il Tedesco della Tiorba », « l’Allemand du théorbe ». Même si tes compositions laissent tant de surprenantes interrogations, l’extrême variété de ton œuvre témoigne de l’effervescence artistique de l’Italie en ces débuts du Baroque, et de l’immense talent d’un des génies de l’Histoire de la Musique.
Les Kapsber’girls ont adopté ton nom pour te prouver leur admiration. Elles sont allées voir du côté de tes quatre premiers livres de Villanelles, tous publiés à Rome : ils renferment de véritables joyaux musicaux qui nous transportent au cœur de ton univers poétique et bucolique, aux contrastes saisissants. Tes airs encore méconnus nous entrainent à rêver, nous surprennent, nous émerveillent, et nous laissent au cœur une étrange et agréable sensation de nostalgie…
Che fai Tù? Que fais-tu, Kapsberger ? Tu nous enchantes par la voix de ces jeunes et merveilleuses artistes.

Sei voci Sei celli - Ensemble Musicatreize

Sei voci Sei celli - Ensemble Musicatreize

  • Dim. 20 juin de 11 h à 12 h 20
  • Salle Musicatreize - Marseille

Ariane, ma sœur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
Jean Racine, Phèdre, acte I scène 3

Ce sont trois figures féminines, toutes trois symboles d’exil, qui ont inspiré ce programme.
Ariane tout d’abord. Fille de Minos, roi de Crète, Ariane « aux belles boucles » (καλλιπλόκαμος kalliplokamos), a trahi son père en aidant Thésée à tuer le Minotaure. Elle est condamnée à l’exil et s’enfuit avec son amant, qui l’abandonne à Naxos.
Dans une autre partie de la Méditerranée antique, Didon, princesse héritière de Tyr, est forcée à l’exil par son frère Pygmalion, furieux de ne pas hériter de la couronne. Pygmalion tue Sychée, son beau- frère, obligeant Didon à s’enfuir avec sa suite pour un long voyage. Au bout de celui-ci elle fondera Carthage.
Plus proche de nous, Marina Tsvetaeva, poétesse russe, est une multi exilée. Partie de la Russie en 1917, réfugiée à Prague puis à Paris, elle ne s’intègrera pas à la communauté russe en exil. Son retour en URSS se mue en un douloureux exil intérieur. Le départ au Tatarstan en 1941 sera l’exil de trop.
Six voix et six violoncelles prêteront leurs chaudes couleurs aux chants baroques et sublimes de Monteverdi et Purcell, revisités par Charpy, avant de laisser place aux créations de deux compositrices de notre temps, Stephenson et de Chizy.

Claudio Monteverdi, Henry Purcell, Benjamin Britten, Samuel Barber, Josephine Stephenson, Pierre Adrien Charpy, Édith Canat de Chizy

Parla canta respira - Le Stelle / Lise Viricel

Parla canta respira - Le Stelle / Lise Viricel

  • Sam. 26 juin de 20 h à 21 h 20
  • église Saint Théodore - Marseille

Au milieu des années 1630, dans les salons des deux grandes académies vénitiennes, Barbara Strozzi fait l’objet de l’admiration générale, tant pour sa beauté que pour son talent d’interprète et de compositrice. Fille adoptive du poète Giulio Strozzi, initiée à l’art musical par Francesco Cavalli, femme indépendante, Barbara est le symbole parfait du mouvement proto-féministe musical et artistique initié par Maddalena Casulana, première femme à avoir publié de la musique au milieu du XVIème siècle.
La voix pure et aérienne de Lise Viricel, accompagnée d’un ensemble d’instruments anciens aux couleurs variées, restitue la variété et la richesse de l’écriture de Strozzi. Et comme les textes de la belle vénitienne occupent une place essentielle et génèrent la musique, ce concert les met en regard avec ceux du poète contemporain Erri de Luca. Ce programme musical et poétique, plein de sensibilité et d’audace, pose ainsi un regard tendre et plein d’admiration sur l’une des artistes les plus mystérieuses du XVIIe siècle.
Musique de Barbara Stozzi et textes d’Erri de Luca.

Imaginario - María Cristina Kiehr et Ariel Abramovich

Imaginario - María Cristina Kiehr et Ariel Abramovich

  • Dim. 27 juin de 19 h à 20 h 15
  • église Saint Théodore - Marseille

En revenant ici à sa langue maternelle, María Cristina Kiehr nous ouvre aujourd'hui les portes des salons de la cour d'Espagne pendant ce fameux « Siècle d'Or » qu'était le XVIe siècle.
Avec la voix si émouvante et pure qu'on lui connaît, mais aussi avec la complicité du luthiste et vihuéliste Ariel Abramovich, elle nous propose d'ouvrir un chansonnier imaginaire, composé des plus belles pièces de la Renaissance espagnole, écrites entre 1536 et 1576.
Alors imaginons-nous un instant au milieu d'un parterre d'infantes et de princes aux beaux atours, envoûtés par le raffinement, l'élégance et la sensibilité de ces rêveries amoureuses.

Juan Vasquez, Giulio Segni da Modena, Adrian Willaert, Jacques Arcadelt, Josquin des Prez, Cipriano de Rore, CristÓbal de Morales et quelques anonymes...

Concerto pour le Prince - Ensemble Gli Incogniti

Concerto pour le Prince - Ensemble Gli Incogniti

  • Sam. 3 juil. de 20 h à 21 h 40
  • église Saint Théodore - Marseille

Rien ne pouvait laisser présager, au début du XVIIIème siècle, que la petite ville allemande de Köthen rentrerait dans l’Histoire de la musique. C’est pourtant dans cette ville et sous le règne du Prince Leopold d’Anhalt-Köthen, grand amateur d’art et de musique, que se créa un orchestre de virtuoses pour lequel le Kapellmeister J. S. Bach composa quelques-unes de ses pages instrumentales les plus célèbres, parmi lesquelles les Concertos Brandebourgeois. Transportons-nous pour une soirée dans cette Cour brillante, pour un programme le Prince aurait certainement écouté avec délectation, et dans lequel il aurait même pu jouer !